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Éditorial

Notre Parler Pub!

Il est des choses chères qu’on délaisse parfois, parce quasi normales, banales car toujours là. Et au contact d’un choc un jour, on y revient pour s’y accrocher et sauver la face. A l’exemple de la langue que nous avons comme identité, patrimoine ou signe d’appartenance, qu’on tend à ne pas chérir. Hier encore, pour faire la pub, on l’oubliait en faisant le maximum pour châtier (de finesse ou de fautes) son français ou son anglais. Parler comme au village ou au quartier, c’était mauvais ! Et pourtant, c’est notre ADN qu’on voulait renier sous des formules pseudo savantes.

Au nom de l’inculturation, cette mise en valeur de ses atouts et de son identité dans la construction d’une culture universelle, parler comme on sait le faire au quotidien est entré avec force dans le discours publicitaire ; et il déborde, il se verse même ! Les formules toutes faites et les termes à la volée y passent : les bobos, les mbindi, les djoka, les ways, le mola etc. On va SAUF QUE supporter ! Les musiciens sont passés à la rescousse, communiquant malgré eux,  sans parfois passer à la caisse; on affiche les leçons de Lapiro, la cuisine de Reniss, les allusions de Letis Diva ou les envolées de Maahlox le vibeur… Je ne me permettrai pas une citation, elle pourrait ouvrir un procès. Ô, langue de venin!

Efficace ou pas? La question n’est plus de savoir si ce parler local fait vendre ou s’il rend la marque vraiment sympathique et surtout rentable. On sait juste que notre parler fait bien parler à son tour, et qu’il est adressé au peuple. Disons, à une partie du peuple. Le bénéfice est qu’on a au moins une preuve que nos langues sont vivantes, authentiques, et vraies. Même si on peut frôler des rejets. Entretemps, stop ou encore ? On avance ! Faisons œuvre utile; dans l’ « Atlas des langues en danger dans le monde » de l’Unesco, 36 langues camerounaises sont en voie de disparition. Certaines n’ont même pas plus de 20 locuteurs, comme le Boung du village du même nom dans l’Adamaoua, le Baldemu dans l’Extrême-Nord du Cameroun, ou l’Ajumbu dans le Nord-Ouest. Faites un coup de pub, parlez-les, dites quelque chose et la langue vivra, la pub avec!

Julius ESSOKA

Directeur Clientèle

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